Cercle de silence: tract avril/mai 2016

UN ACCORD HONTEUX

L’accord Union Européenne – TURQUIE
signé le 18 mars 2016
foule aux pieds le droit d’asile
Cet accord met en place le principe d’un échange
« un pour un » selon la procédure suivante :

 Toute personne migrante ou réfugiée qui a
traversé la mer Egée irrégulièrement sera
renvoyée en Turquie,

 Pour chaque réfugié syrien renvoyé en Turquie,
l’Union Européenne acceptera d’en accueillir un
autre depuis la Turquie.

Cet accord donne lieu d’ores et déjà à des expulsions collectives en
contradiction avec la Déclaration Universelle des Droits de
l’Homme et avec la Convention Internationale de Genève des
Réfugiés. L’ONU juge illégales les expulsions collectives annoncées.

Pour faire de la Turquie son garde-frontière, l’Europe la déclare
« pays sûr » au moment même où elle bafoue la démocratie et les
principes républicains. Le HCR dénonce des expulsions de réfugiés
syriens de la Turquie vers la Syrie, ce qui est contraire au droit
international.

Le HCR, l’OFPRA, MSF et MDM et de nombreux autres
organismes de protection des réfugiés ont annoncé
qu’ils ne participeraient pas à la mise en oeuvre de
cet accord.

HCR : Haut Commissariat pour les réfugiés
MSF : Médecins Sans Frontières, MDM Médecins Du Monde
OFPRA : Office Français pour la Protection des Réfugiés et Apatrides

Dates: 
Dimanche, 14 février, 2016 - 11:00

Commentaires

rendez vous sur la place Cassin, dalle du RER

Et près de chez nous ???
A Wissous, tout près de chez nous, il y a deux bidonvilles,
habités par des familles roumaines et roms…
Que s’y passe- t-il ?

Depuis plusieurs années, des familles roms sont installées à Wissous.
Au printemps 2015, est créé le Collectif Romeurope Antony/Wissous en soutien aux familles, collectif auquel participent des membres de notre collectif « Migrants : changeons notre regard ! »
A l’été 2015, suite à des expulsions de bidonvilles dans le Val de Marne,
environ 200 familles sont arrivées à Wissous et se sont établies sur un deuxième terrain. Les membres du collectif constatent alors de gros problèmes sanitaires (notamment liés à l’absence d’approvisionnement en eau) et demandent à la mairie de faire le nécessaire.
A la fin de l’été, priorité est donnée à la scolarisation des enfants : dépôt en mairie de dossiers remplis avec les familles, évaluations des compétences scolaires par les structures spécialisées pour les enfants en âge d’aller au collège.
Depuis septembre, les actions du collectif sont multiples : transport quotidien des enfants à l’école et au collège, distribution de vêtements, chaussures et fournitures scolaires, de cadeaux et friandises aux vacances de Noël, sorties culturelles (MacVal de Vitry , cirque), soutien aux familles dans leurs démarches administratives et juridiques (demande d’aide juridictionnelle) et pour l’accès aux soins (accompagnement dans les centres de santé, PMI, -plus
de 20 enfants vaccinés-, hôpitaux, centre de sécurité sociale…)
En dépit de l’hostilité du maire et autres (tract du FN, visite de Dupont
Aignan…) le collectif et l’association Intermèdes-Robinson maintiennent leur appui aux familles et aux enfants.
Ils sont en contact régulier avec la préfecture, pour préparer une suite à la vie en bidonville, et avec le Défenseur des Droits.

Les expulsions à répétition maintiennent les familles dans la
précarité.
Il y a des solutions (villages d'insertion…)
Mais… pas de volonté politique.
Plusieurs expérimentations se sont révélées efficaces et porteuses
d'espoir pour ces familles qui souhaitent avoir un toit, un travail
et proposer un avenir à leurs enfants.

Expulsion imminente…

Ce sont toujours les mêmes que l'on déplace et qui errent de bidonvilles en bidonvilles, rompant les liens créés, les activités scolaires et parascomaires pour les enfants… les maigres tentatives d'insertion…

 

RV  samedi  12mars, de 11h à 12h, Place Cassin, dalle du RER.

 

EXPULSIONS…

« Voilà revenu le temps des camps.
Alors que l’article 13 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme,
ratifiée par la France, précise que « Toute personne a le droit de circuler
librement et de choisir sa résidence à l'intérieur d'un Etat.» et aussi que
« Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de
revenir dans son pays.», il semble que ceux qu’on nomme migrants n’aient
pas les mêmes droits.
Qu'importe d'où l’on vient. Je suis à moitié corse cela veut dire que j'ai du
sang italien, du sang arabe, et même du sang ardennais, et un quart bretonne
donc encore un peu arabe et un quart niçois donc italien et même peut-être
un peu d’espagnol? Cela veut dire que mes aïeux ont été des migrants. Ils
sont allés là où ils avaient un avenir possible. Pourquoi pas ceux
d'aujourd'hui ?
Ils fuient la guerre et la mort et l’article 3 de la Déclaration Universelle des
Droits de l’Homme, ratifié par la France, est clair « tout individu a droit à
la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne ».
Est-ce que nous avons le droit de les laisser mourir à nos portes ou
enfermés dans des camps ?
Nos futurs sont possibles tous ensemble, il ne faut pas que la peur gagne.
Nos futurs sont à inventer pour que la vie gagne.
C’est à nous, aujourd’hui de choisir ce que sera la vie demain, la vie de nos
enfants et de leurs enfants . »
A.S

Cette lettre nous a été adressée par un membre de
notre collectif « Migrants, changeons notre
regard ! »
Nous voulons aujourd’hui la partager avec vous car
elle nous concerne TOUS…

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